Qu'est ce que l'éco-bactérisme ?

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L'écobacterisme est un nouveau courant qui ce veut agnostique scientiste écologique...
ce n'est ni une secte, ni une religion !
bacterisme :
Pour beaucoup d’entre nous, les bactéries sont des microbes plutôt méchants, sources d’innombrables maladies, et nous nous porterions bien mieux si elles n’existaient pas. Colossale erreur : sans les bactéries, nous ne subsisterions pas trente secondes à la surface de cette planète ! Aucune forme de vie, ni animale ni végétale, ne peut exister sans le travail incessant et phénoménal de ces ancêtres primordiaux.

Les bactéries ont régné seules sur la terre pendant deux milliards d’années et qu’elles ont “à peu près tout inventé” : les gènes, la capture de l’énergie solaire, la sexualité, l’atmosphère, les roches sédimentaires, les gisements métallifères, l’homéostasie des grands équilibres gazeux ou salins, et… nous-mêmes ! La juste attitude vis-à-vis de ces êtres minuscules (mille fois plus petits que nos propres cellules) devrait donc être le plus grand respect. Heureusement, les sciences nouvelles l’ont compris et un immense secteur technologique et économique est en train de naitre dans cet esprit.

Accord au sommet avec les bactéries

Les plus anciennes formes de vie connues sont les bactéries vert de bleu. Elles se nourrissent de l'hydrogène soufré des volcans, métabolisé grâce un savant procédé de captage de l'énergie solaire (photosynthèse). Au bout de quelques centaines de millions d'années, certaines de leurs descendantes se sont mises à utiliser l'hydrogène de l'eau, cassant - quel prodige ! - les molécules des océans. On imagine le festin. L'orgie déboucha sur une folle surpopulation et une pollution abominable : l'autre atome de la molécule d'H2O, l'oxygène, était pour elles un poison mortel. Ce fut la première grande crise écologique de la biosphère, il y a deux milliards d'années.
Les bactéries réagirent de deux manières. Les unes s'enfouirent dans la boue, 'interdisant à jamais tout contact avec l'oxygène - comme nous nous protégeons du méthane dont elles raffolent. Les autres, plus vives, inventèrent un procédé fabuleux, capable de transformer le poison-oxygène (qui se colle à tout et oxyde) en une source d'énergie utile. Nous appelons ce procédé respiration. Aujourd'hui encore, tout au fond de nos cellules, les organites qui nous permettent d'utiliser l'oxygène de l'air, les mitochondries, vivent de manière absolument indépendante; avec leur propre ADN (que nous ne nous transmettons que de mère à enfant), elles se comportent exactement comme des milliards de bactéries aux commandes des centrales énergétiques de nos cellules. Autrement dit, chacun de nous est une gigantesque colonie, conçue et constituée par des êtres microscopiques, qui ont su vaincre la grande pollution oxygénée d'il y a deux milliards d'années. Or nous disons "moi je" : ces colonies sont donc conscientes de leur globalité.
Les bactéries ont inventé l'essentiel des processus vivants, par exemple le mélange génétique, c'est-à-dire la sexualité, toutes sortes de coopérations et de symbioses, débouchant sur les plus étranges "chimères" (ainsi pense-t-on aujourd'hui que nos cellules rétiniennes sont des algues rouges, et nos neurones des champignons... du moins des descendants de champignons). Il est probable aussi que les bactéries jouent un rôle essentiel dans la régulation atmosphérique, etc, la liste de leurs prodiges n'en finit pas. Trouvez-vous étonnant que l'industrie verte, moteur de l'économie de demain, soit en train de passer ses premiers accords au sommet avec les toutes-puissantes bactéries?

Le sociologue Max Weber a génialement montré comment l'éthique protestante avait engendré l'esprit du capitalisme - en obligeant ses adeptes à appliquer à la lettre la Parabole des Talents: celui qui possède de l'argent doit l'investir, dans l'intérêt de tous, et non en jouir comme un satrape. On a vu l'efficacité de la démarche. Malheureusement, celle-ci excluait de son jeu la Nature, considérée comme un réservoir inerte et inépuisable.
On connaît la suite.
Quelle nouvelle éthique s'avèrera aussi puissante que celle des capitalistes protestants, mais une octave plus haut dans la subtilité de l'intégration ?
Hans Jonas, le philosophe allemand dont beaucoup d'écologistes citent volontiers "l'Éthique de responsabilité", dit en gros que, pour passer de la technosphère à la noosphère (et entrer dans un monde où toutes les activités humaines, même techniques, auront retrouvé la logique du vivant), il nous faut élargir à tous les êtres la fameuse Règle d'Or : fais (ou ne fais pas) à autrui ce que tu voudrais qu'on te fasse (ne te fasse pas).
Pas évident. Comment étendre ce bel impératif au poulet ou à la salade qu'on va manger ?
Pourtant, pas de doute : il faut élargir notre vision.
Chacun s'y prend à sa façon.
L'industriel suisse Stephan Schmidtheiny, qui rassembla à la conférence de Rio cinquante patrons du monde entier pour créer le Business Council for a Sustainable Development, travaille à faire réintégrer dans la logique capitaliste la notion de "prochaine génération". Les multinationales savent certes mettre au point des stratégies à long terme, mais le concept de "prochaine génération" touche un autre niveau de l'être : il ne s'agit plus de ruse, mais de responsabilité vis-à-vis de notre descendance affective, charnelle, spirituelle. "Qu'il soit américain, chinois ou français, dit Schmidtheiny, dès qu'un entrepreneur accepte de réfléchir à l'échelle de la prochaine génération, nous sommes sûrs de pouvoir nous entendre. Sinon, rien à faire." Bien sûr, nous sommes loin des Indiens qui calculaient tout sur sept générations, mais le principe révolutionne déjà beaucoup de choses.
Brice Lalonde, lui, a découvert un jour que la distinction entre naturel et artificiel était malsaine - si l'homme est l'enfant de la Nature, ses œuvres doivent l'être aussi, non ? Lalonde raconte comment cette réconciliation s'est faite en lui, alors qu'il visitait un haut- fourneau avec de jeunes métallos rigolos "qui sautaient par-dessus l'acier en fusion comme si c'était de la lave". Du coup, dans son esprit, tout est devenu naturel, même les usines les plus sophistiquées ! On peut pousser le jeu jusqu'à dire que la fusion nucléaire civile apprivoise de petits soleils... Les philosophes rappelleront peut-être la distinction entre Natura naturae (nature avant l'homme) et Natura naturans (nature issue de l'homme). Il n'empêche : si tout phénomène terrestre est naturel, nous voilà au moins débarrassés d'une vieille culpabilité vis-à-vis de l'artefact. "Au travail !" disent les nouveaux capitalistes, soutenus par les scientifiques de la Nouvelle Alliance. Ces derniers, tels Ilya Prigogine, affirment qu'au point d'embourbement où nous sommes, prétendre se passer de la technoscience serait une douce rêverie : il faut, disent-ils, pousser la logique jusqu'au bout, et déboucher enfin sur la grande Science qualitative et fluide dont rêvait Henri Bergson.
Mais si l'artefact en question donne un Golem ?
Quid des manipulateurs génétiques qui voudraient reconstruire l'homme ? Suffira-t-il de les obliger à songer à la "prochaine génération" ?
Devant quelle transcendance nos malheureux "comités de bioéthique", pour l'instant bousculés par des découvertes chaque jour plus folles, s'inclineront-ils ?
Devant quelle beauté ?
L'homme face à l'inconnu, de découvertes en découvertes...
Sommes-nous une invention
des bactéries ?

Le bactérioplancton correspond aux bactéries composant le plancton dérivant dans la colonne d'eau.

Le bactérioplancton occupe une part des niches écologiques dans les systèmes aquatiques. Beaucoup sont saprophytes et obtiennent leur énergie en consommant la matière organique produite par d’autres organismes. Beaucoup d’autres espèces du bactérioplancton sont autotrophes et obtiennent leur énergie par photosynthèse ou chimiosynthèse. Ces formes appartiennent au picophytoplancton et incluent les bactéries des genres Prochlorococcus et Synechococcus.

Le bactérioplancton joue aussi un rôle dans des cycles écologiques comme la fixation de l’azote, la nitrification, la dénitrification, la méthanogenèse. Les composants du bactérioplancton sont des proies du zooplancton, et leur nombre est régulé par des infections par les bactériophages...
La suite bientôt !